Phil Bélanger

Intronisé le 10 Juin, 2000.

Phil Bélanger. Plus que tout autre, son nom est synonyme de la NCW. Pour la majorité des vétérans de la NCW, il s'agit aussi de celui qui leur a tout montrer des rudiments du métier. Les Dream Killer, Black Bear et Syl Dancer, pour ne nommer que ceux-là, ont eu "Le Rêve de Joliette" comme professeur. En 1986, il fut nommé meilleur lutteur, meilleure recrue et plus détesté.

C'est en 1985 que Phil fit ses premières armes sur un matelas, avec Rick Lawrence, Mart Garvin et Marko Parezy, qui fut à la fois son premier adversaire et partenaire. Un contre l'autre, ils se disputent le défunt championnat Inter-Parroissial dans le meilleur combat de l'année 1986. Ensemble, ils forment la "Can-Ita connection" et remportent le championnat par équipes en 1987 avec leur gérante Maryse. La même année, il participe encore au meilleur combat de l'année, cette fois contre une recrue du nom de Frank Blues, et remporte la bataille royale le même soir.L'année suivante, Phil est couronné champion AWA et ne sera jamais battu pour le titre. Il agit alors sous les ordres de Bad Boy Joel. Toujours en 88, il met de nouveau la main sur le titre en équipe, cette fois avec Lawrence, et participe pour une 3e fois au meilleur combat de l'année. Après une année 89 décevante, où il quitte son partenaire dans une sanglante rivalité, il amorce la nouvelle décennie en reprenant le championnat Inter-parroissial. Le mois suivant il atteint la finale du tout premier tournoi des maîtres, en plus de participer au meilleur combat de l'année pour une 4e fois en 5 ans.

Il redevient un favori de la foule en 1991 et devient le porte étandard des Québécois contre des lutteurs tels que Boris Kruschevv et le Führer. Il part ensuite en croisade conte Floyd Broffman, et ses insuccès le forceront finalement à se joindre au vilain gérant au début de 92. Ce dernier le mène à un cheveu du nouveau titre de champion Québécois. Il gagne une bataille royale lors du 1er gala disputé sur un vrai ring. Puis, après avoir pris part une fois de plus au meilleur combat (cette année-là contre le Bûcheron), il quitte Floyd au grand plaisir de la foule, et remporte la 1ere Royal Rumble dès le gala suivant. En 1993, il sera nommé lutteur le plus populaire, exploit d'autant plus remarquable qu'il sera le plus détesté les 2 années suivantes. Il fait les frais de la finale du 1er ChallengeMania dans le seul combat de cage de l'histoire de la NCW.

Puis en 1994 il signe avec un gérant recrue, le Caméléon, et porte maintenant le drapeau Canadien. Il part en guerre contre Black Bear et Frank Blues, contre lequel il aura un match marathon lors de ChallengeMania II. Après une tournée estivale victorieuse, il amorce la nouvelle saison avec celle qui le conduira finalement au sommet, Miss Naja Viper. Celle-ci lui donnera 2 championnats inter-cités cette saison-là, avant qu'il ne s'incline finalement devant Iceman lors de la 3e édition de ChallengeMania.

Mais le meilleur est à venir, puisque le 18 novembre 1995 à l'épiphanie, Phil Bélanger reçoit finalement l'honneur suprême: il bat Frank Blues dans le milieu de l'arêne pour le prestigieux championnat Québécois. Même si son règne est de courte durée, il inscrit son nom en lettre d'or dans l'histoire du championnat. Il prend également part cette année-là au tout premier combat de l'échelle de la NCW. Puis l'année suivante c'est la lutte en équipe qui occupe son temps. Il forme donc l'équipe de rêve avec Dream Killer dans ce qui fut voté la plus grande rivalité de 1996. Ils mettent même la main sur le titre en équipe dans le premier match triangulaire par équipe de l'histoire. Leur règne se termine toutefois en queue de poisson lors de ChallengeMania IV alors qu'il se fait complètement raser le crâne dans la défaite. Vous l'aurez deviner: c'était le premier "Hair-cut" match de l'histoire de la NCW.

La carrière de Phil prend alors une tournure innatendue puisque les combats se font plus rares et les blessures plus fréquentes. Même si ses années comme champion semblent maintenant derrière lui, il prouve qu'il est encore le meilleur lors de ChallengeMania VI, alors que son match contre Blues est déclaré meilleur combat de 1998. Contre toute attente, Phil effectue un retour en force cette année-là, alors qu'il limoge sa fidèle gérante au profit de son vieil ennemi, Frank Blues. Motivé par l'appui de la foule, le vétéran lutteur jure de décimer le nid de vipères. Il réussit à se rendre au champion Inter-Cités Golem à ChallengeMania 7, où il s'incline devant une tricherie de ce dernier. Mais il trouve tout de même le moyen de se venger de Naja en lui infligeant une fessée devant tout le monde. Il reprend ensuite sa guerre du drapeau contre l'américain TnT au centre NCW de Montréal, devant les caméras de CBC.

Au début du millénaire, Phil annonce que le 8e ChallengeMania sera son dernier, et il en profite pour battre un protégé de son ancienne gérante, JF McAllister. Il livre ensuite son dernier match dans son patelin, à Joliette, le 10 juin 2000 en défaisant Iceman. Le même soir, l'émotion est au rendez-vous alors qu'il est intronisé au Temple de la Renommée de la NCW, en présence de sa femme Valérie et son jeune fils Thomas, ainsi que ses parents et amis.

Il accepte ensuite le rôle de commissaire de la NCW, rôle qu'il occupera toute la saison en tant que favori de la foule, jusqu'au moment de joindre la Mafia de Bertrand Hébert, à la surprise de tous et chacun. Il dispute alors un match spécial "légendes" à ChallengeMania 9, dans ce qui sera son combat final à ce jour.Adepte de prises inventive tel que le Téquilla Bang Bang et le Jack Daniels, et d'autres moins originales mais toutes aussi efficaces comme le marteau-pilon et le saut-chassé du 3e câble, Phil Bélanger mérite amplement la place qu'il occupe dans l'histoire de la lutte Québécoise. Maître du micro et dans l'art de soulever les foules, Phil arborait le style flamboyant, le peignoir brillant et le regard hautain. Mais lorsque la cloche sonnait, plus d'artifice: seulement de la bonne lutte. Phil pouvait se faire adorer un soir et haïr le lendemain. Un genre de lutteur comme on en fait plus. À sa manière, Phil Bélanger a fait plus pour la NCW que qui que ce soit d'autre. Il a porté la compagnie sur ses robustes épaules plus longtemps que quiconque. Il n'est pas que le Rêve de Joliette; Il est une légende vivante.Phil, de la part de tous les amateurs, lutteurs, arbitres et personnel de Lutte Lanaudière/NCW, je te dis un TRÈS gros merci !