Guy Paquin

Intronisé le 5 Juin, 1999

Guy Paquin est tout un personnage. Tous ceux qui le connaisse le moindrement seront d'accord avec moi. Professeur de français (à l'époque) au secondaire, il fait la rencontre de Frank Blues et Boris Kruschevv dans l'exercice de ses fonctions à Thérèse-Martin.

Son vif intérêt pour la lutte, ainsi que ses connaissances du sport en font d'emblée la personne toute désignée pour le boulot d'annonceur. De plus, il a une voix qui porte et un vocabulaire de professeur ! Mais il hésite encore...

Après être venu voir son premier gala le 13 avril 1988, Guy a la piqûre et décide d'accepter notre offre. Il annonce son premier gala le 1er juin à St-Félix. On lui en fait voir de toutes les couleurs car il s'agit du fameux gala où les spectateurs envahissent l'arêne durant un combat. Il est hué, bombardé de boulettes de papiers, et il adore ça. Il annonce la majorité des galas qui suivront, en alternance avec Luc Pelletier. Un soir, il quitte en plein milieu d'un gala en claquant la porte, quand le petit DJ lui coupe constamment la parole au moment où il fait ses annonces. Guy, caractère bouillant, qui ne se contente de rien de moins que la perfection. Lorsque nous faisons nos débuts à la TV, on lui demande de faire les commentaires en studio. Guy est à la hauteur de la situation et adore son expérience. Dorénavant, il fera les commentaires en direct lors des galas, ce qui rend le tout beaucoup plus excitant. Il commence aussi à interviewer les lutteurs, ce qui nous donneras plus d'une centaine d'entrevues classiques, agrémentées de plus d'un blooper. Ses cibles préférées en la matière sont Iceman et Syl Dancer... Derrière le micro, pas question de copier le style d'Edouard Carpentier; il développe son propre vocabulaire, utilisant entre autre le mot "atomique" pour décrire les sauts du 3e cābles, et en francisant plusieurs nouveaux mouvements propres aux années 90, comme la power bomb, qui devient la bombe H, où le splash qui devient la crêpe. Il aura toute une pléiades d'analystes à ses côtés, dont ses favoris seront Black Bear, Floyd, Lucifer et Alexandre.

Guy, qui n'aime pas voyager, nous suit quand même à travers la région, et même jusqu'à Montréal et Beauharnois. La venue du ring en 92 ravive sa flamme pour la lutte, de même que l'émission "Entre les Cābles" qu'il anime à CTL-TV. Il s'agit d'un segment d'information sur les activités de la NCW. Inlassablement, Guy reprend son texte prise après prise, tant que tout n'est pas absolument parfait. Il n'est pas rare de passer plus de 3 heures sous les lumières du studio pour un segment de 3 minutes.

Il sera de la partie pour les 5 premiers ChallengeMania, avant que son aversion des voyages le fasse graduellement abandonner son poste. En 1996, maintenant que la NCW ne présente plus de gala dans Lanaudière, Guy se contente de travailler sur l'émission en studio ainsi que les galas à Marcel-Bonin. En février 1998, Lutte Lanaudière est retiré des ondes, après 8 ans, la 2e émission ayant durer le plus longtemps de l'histoire de CTL-TV. Guy a manqué seulement 2 émissions durant toutes ces années.

Le 5 juin 1999, Guy commente son dernier combat en compagnie de son digne successeur Marc-André St-Georges. Ce dernier réalise alors son rêve de commenter avec son idole de jeunesse. Le même soir, il est intronisé au Temple de la renommée de la NCW. Humble, il a fallut lui mentir en lui disant que son départ ne serait pas souligné pour qu'il accepte de se présenter à l'arêna ce soir-là.

Guy Paquin a sans aucun doute laissé un souvenir impérissable à tous ceux qui l'ont écouté sur les ondes tout au long des années 90. Il avait compris comme pas un le rôle du commentateur de lutte: rendre intéressant un mauvais match, et passionnant un grand match. L'excitation perçait dans sa voix lorsque Iceman montait sur les cordes, ou que Floyd s'approchait trop très d'un lutteur adverse. Guy Paquin a rendu Lutte Lanaudière "inoubliable". Guy, de la part de tous les amateurs, lutteurs, arbitres et personnel de Lutte Lanaudière/NCW, je te dis un TRČS gros merci !